Suite et fin d’explikations

Mis en avant

L’aventure se finit sur le blog, mais se poursuit sur baptistecabasse.fr

Actuellement doctorant, le choix d’un éponyme pour titre du site semble plus présentable et sérieux pour la communication autour de mes travaux.

Amateur d’informatique, je lance ce nouveau site en auto-hébergement, toujours avec wordpress pour le moment mais j’espère pouvoir voler de mes propres ailes quand le temps s’y prêtera. Vos retours sont évidemment les bienvenus.

Si vous avez lu mes publications ici, j’espère continuer à vous voir sur le nouveau site.

A bientôt,

 

Baptiste Cabasse

Doctorant LIAS-IMM-EHESS

 

Conclusion

      Le cheminement laborieux que nous avons emprunté nous a mené à plusieurs conclusions : d’une part, nous avons pu apercevoir dans le cadre de notre ethnographie les processus par lesquels les appartenances sexuées sont socialement construites et reproduites. Retracer cette évolution, en partant de descriptions précédentes ou du matériau que nous avons nous même récolté, nous a permis d’envisager la question des conséquences de la modernisation la plus récente, celles de la réappropriation d’un discours politique sur ces mouvements, in fine des écarts que ce mouvement induit entre l’idéologie et le réel.

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Français au miroir de leurs altérités

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        Ces portraits d’autochtones que nous avons dressé amènent à la dernière partie de notre développement : les correspondances et ruptures entre les discours issus du champ politique et l’espace social « centre-Varois », leur réappropriation par les autochtones, les conséquences que cela induit sur les conceptions de la République et de la citoyenneté telles qu’elles sont vécues au quotidien. Montrer des limites de l’idéologie universaliste, par une ethnographie réalisée dans une région où le dynamisme des structures anthropologiques (majoritairement tournées vers le lien horizontal) a favorisé son intériorisation de longue date, c’est commencer à apercevoir les figures citoyennes de genre et de race idéales-typiques admises dans le paysage mental national. Pour cela, nous avons à partir de nos observations sélectionné deux figures repoussoir qui nous semblent baliser le prisme des possibles français : d’un côté, les Arabes/musulmans, les deux termes servant à désigner dans le langage local courant les mêmes groupes et individus, de l’autre, les « élites », « bobos », « bien-pensants ». Nous n’essaierons même pas de définir sociologiquement cette seconde catégorie, tant elle sert de fourre-tout à un discours qui, pour le coup, est populiste.

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Le sexe culturel: l’arlésienne porte-elle la « braias »?

mireille

II: Provençaux d’hier et d’aujourd’hui

     Il convient pour commencer de distinguer images sociales et pratiques réelles. Les premières, (production d’idéal type par le biais de la patrimonialisation par le haut) autant que les secondes, (l’évolution des pratiques et rôles sociaux de genres sous l’effet de la libération de la femme) s’interpénètrent dans les conceptions autochtones de genre et fournissent des modèles divers pour la constitutions d’appartenances vécues, au point que les questions « identitaires » deviennent, en Provence, un enjeu politique crucial.

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Qu’es aquò Prouvençau ? Revue de la littérature ethnographique sur le sujet.

(Qu’est-ce qu’un Provençal ?)

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        Ici nous exposerons quelques institutions typiques attestées en Provence par d’autres ethnographes et historiens. Envisager ces traits des communautés Provençales dans un premier temps permet de définir les modes « d’enculturation » des individus, les modèles et idéaux cherchés par celui qui souhaite s’intégrer.

I – Communauté et société

« Ces villes, dont certaines avaient déjà une tradition industrielle mais qui étaient généralement dominées par l’activité viticole ou maraîchère, se distinguent par une croissance démographique parmi les plus importantes du département (Saint- Maximin voit augmenter sa population de 58,2% de 1975 à 1990, Le Muy de 40,9%, (…) 57,9%, Le Cannet de 45,6%, Vidauban de 46,3%), un fort pourcentage d’ouvriers et d’employés dans leur population active (autour de 60%), un faible taux de retraités (environ 30%), et une proportion non négligeable d’étrangers avoisinant les 10%. Les conflits sociaux qui en découlent (…) prennent souvent une dimension identitaire opposant les “natifs” aux “étrangers”.( 1) »

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